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Stéphanie, infirmière

Comment l’hôpital m’a tuée ou la désillusion d’une infirmière_épisode 2, 1ère partie : renouveau et épuisement

Après ces débuts mouvementés, une nouvelle vie débute.

Durant cette nouvelle période je vais découvrir une autre facette de la profession, une autre facette de moi-même et je vais réussir à profiter de l’organisation d’une vie agréable.

J’aime l’indépendance, la découverte, l’aventure ! Ce sont des choses que je vais vivre après avoir quitté cet hôpital de province.

Je vais d’abord exercer dans un laboratoire d’analyses médicales en CDD, tout en faisant un travail de développement personnel, car ce que je viens de vous narrer n’est pas sans vous bousculer intérieurement.

Je me pose quelques questions…, puis je fais la rencontre d’un thérapeute hors norme. Avec l’aide de méthodes peu conventionnelles, je vais découvrir, explorer mon âme.

Aujourd’hui encore je remercie cette personne dont le travail apportait déjà pour l’époque – et comme l’indiquait le titre d’un de ses livres – « une nouvelle vision de la thérapie » dont l’objectif était de libérer les individus de leurs propres carcans.

C’est l’ouverture à une autre dimension, une voie différente sur le chemin de la compréhension de nos expériences de vie. Ceci à l’aide d’exercices utilisant des méthodes empruntées à divers domaines des sciences humaines ; différentes approches thérapeutiques corporelles, émotionnelles et énergétiques.

Renversantes furent ces expériences vécues au travers de séances individuelles, de groupe, ou en séminaires en France ou à l’étranger.

Cet homme qui sera largement diffamé, répudié, accusé de tous maux avec ses pratiques, sanctionné par le conseil de l’ordre des médecins, prodiguait dans les années 1990 un enseignement d’avant-garde qui éveillait les esprits.

Personnellement je garde le souvenir d’un personnage dont l’expression, les méthodes et la façon de faire correspondaient parfaitement à mon état d’esprit, à mon tempérament, en bref à mon cas !!

Il m’a permis alors que j’avais une vingtaine d’années (une de ses plus jeunes patientes), de m’ouvrir à une nouvelle dimension de la vie.

Cette exploration du vécu m’a orientée vers une autre lecture de mon histoire familiale.

Au sein d’une famille « catho intégriste » où « l’autoritarisme » s’imposait en règle absolue, peu de place était réservée à l’épanouissement de l’enfant.

Se taire, obéir sans discuter, jouer sans bruit ni bêtise ! (Par hasard, ne verrions-nous pas là, les prémisses d’une future « bonne infirmière »).

A l’opposé je trouvais une échappatoire merveilleuse, m’offrant une liberté sans limite au cœur de l’exploitation agricole familiale, Mon espace naturel.

(Ici ne prendrait-il pas naissance un côté indépendant nourrissant une fibre rebelle ?)

J’étais et je suis toujours fan de mon « Gourou », dont l’esprit dissident et éclairé se rappelle à moi avec force en ces temps chaotiques…

J’étais jeune et son enseignement a régulièrement contribué à me guider tout au long de mes expériences de vie.

J’ai eu cette chance d’avoir ce premier éveil qui certainement m’a évité bien des déboires; même si je suis actuellement IADE suspendue avec 25 ans d’expérience dans le service public !

Ma vie aurait pu se terminer par exemple de l’autre côté du soignant, j’aurais pu être une patiente avec un pass illimité pour l’hôpital … psychiatrique… !!!

J’en reviens à ma situation professionnelle. Je quitte Le Mans pour Tours. J’obtiens un CDD dans un laboratoire d’analyses médicales, je réalise des prises de sang à domicile, au laboratoire, en clinique. Je considère cette activité comme un temps de pause, de repos comparé à la structure que je viens de quitter.

Cependant, le travail engagé en parallèle sur mon développement personnel me chamboule, j’ai parfois le vague à l’âme, je vague et divague au gré des vicissitudes de la vie.

Nouvelle étape fin de CDD, je quitte le labo pour faire de l’intérim. Ce statut d’indépendant me convient très bien.

Je cours dans tous les sens comme une infirmière mais finalement je m’arrête quand je veux.

Ce statut de ne pas appartenir à une structure a son revers car vous ne faites partie d’aucune équipe, vous allez être plus facilement identifié comme le responsable si besoin et on ne vous laisse pas toujours le meilleur du travail…

Dans mes missions je pars en Normandie, je découvre d’autres lieux, d’autres gens, d’autres structures.

La difficulté est qu’en province, il est difficile d’avoir un temps plein en permanence et je songe déjà à venir sur Paris où les missions sont plus nombreuses que les personnels disponibles.

Vais-je arriver à Paris ? …

Stéphanie

Si vous n’avez pas encore lu les articles précédents, c’est ici => 

Comment l’hôpital m’a tuée ou la désillusion d’une infirmière_épisode 1, 1ère partie

Comment l’hôpital m’a tuée ou la désillusion d’une infirmière_épisode 1, 2ème partie

Comment l’hôpital m’a tuée ou la désillusion d’une infirmière_épisode 1, 3ème partie

Stéphanie, Infirmière Anesthésiste
Stéphanie, Infirmière Anesthésiste, épisode 2 : renouveau et épuisement

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